1ère île : HUAHINE (”La Sauvage”)

Huahine est la première des îles sous le vent où nous atterrissons. Logés dans la pension “Chez Guynette” (reprise par des français de Cap d’Ail) nous sommes au coeur du petit village principal de Fare.

Aussitôt installés, nous filons à la plage pour prendre un premier contact avec les eaux chaudes du lagon. Effectivement : eau chaude (environ 28 °) quelques poissons, et des noix de coco nagent à la surface de l’eau et viennent s’échouer sur la plage de sable de corail.
Le lendemain nous louons un bateau sans permis peu confortable mais solide, afin de faire une petite balade et faire le tour de l’île du sud : Huahine iti (la petite Huahine). Au programme : de jolis paysages entre île et motu(s) (petits îlots), un petit pique-nique sur une plage paradisiaque isolée, et navigation dans le lagon…

La navigation dans les eaux peu profondes n’est pas évidente. Les différences de tons de bleus nous aident à apprécier la profondeur (plus c’est clair et moins c’est profond !) mais les reflets dûs à l’orientation du bateau par rapport au soleil rend la visibilité moins bonne. C’est là que ça devient délicat, surtout lors des traversées de champs de ”patates de corail”. Finalement, malgré les hauts fonds, le corail et les vagues près de la passe Araara nous rentrons sains et saufs avec juste une petite heure de retard sur l’horaire prévu.
Le soir c’est diner poisson… que demander de mieux sur une île ! Thon sauce vanille pour Chrystelle, maï maï (dorade) à la pulpe de coco pour Romain et poisson perroquet pour moi.

Le lendemain matin nous louons 3 vélos pour aller nous baigner de l’autre côté de la grande île. Sur la route, nous passons voir 2 ”maraes”: lieux de cultes polynésiens.

Arrivés sur le lieu de baignade, masque sur les yeux, nous nous émerveillons devant la multitude de poissons multicolores peuplant ce jardin de corail aux eaux chaudes et claires si peu profondes : différents poissons papillons, labres arc-en-ciel, balistes Picasso, … et même des poissons clowns.


Baignades et pique-nique terminés, nous rentrons à Fare pour nous préparer et prendre l’avion direction l’île de Raïatea…
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2ème île : RAÏATEA (”L’île Sacrée”)
Raïatea est une assez grande île. Notre pension (”Maeva”), bien que jolie et soignée, est un peu éloignée de tout (centre et points d’intérêt). Nous nous sentons donc tout de suite un peu “pommés” dans notre bungalow que nous partageons avec René, un professeur de sciences naturelles français à la retraite ! René est un passionné des mouches, il les a étudié pendant de nombreuses années et continue encore. Son bureau, nous dit-il, est tapissé de centaines de boîtes contenant des mouches. Une d’entre elles porte même son nom : c’est lui qui l’a découverte du côté de chez lui, à Sallanches !
Mais les îles de polynésie sont pauvres en mouche. Alors René est là pour étudier la géologie des îles et des atoll. Lors de ces randonnées pédestres, il photographie énormément de fleurs et parfois, mais c’est rare, des bouses de vache (un lieu de prédilection pour certaines mouches !)
Le lendemain, après une mauvaise nuit passée à écouter les voitures et les coqs déréglés, nous visitons l’île avec René qui nous propose de l’accompagner à bord de sa Citroën C1 de location. Pour lui, c’est un peu de compagnie après plusieurs jours de solitude, pour nous c’est une chance de se déplacer facilement sur l’île et d’avoir une mine de connaissance sur la flore et la géologie à nos côtés.

Le matin nous allons au sommet du mont Tapioi (294 m). Ce n’est pas le plus haut, mais il permet d’avoir un beau panorama sur l’île voisine de Taha’a (”L’île vanille”). Une petite randonnée tranquille et sympathique qui se conclue par une jolie vue (avec Bora Bora au loin), mais surtout par un petit cours de géologie avant de redescendre. Point chaud, déplacement des plaques terrestres, formation des îles, affaissements et évolution sur des millions d’années, le recif coralien, les atolls… tout est maintenant plus clair pour nous.

Ensuite nous continuons notre visite en passant par la route traversière, puis le sud de l’île. Nous prenons, René et moi, quelques photos de paysages et de fleurs.
Une petite pause déjeuner et une baignade conclueront la visite du “marae de Taputapuatea”, considéré comme le lieu de culte le plus prestigieux de Polynésie.
Sur ces lieux nous faisons la rencontre avec un des milliers de crabes de terre qui peuplent l’île. Nous l’avons un peu dérangé pour le prendre en photo… comme les stars devant les objectifs de paparazzi, il n’a pas été facile. Parfois même agressif !!
L’après-midi René nous propose de continuer la visite par le Nord. Encore de beaux paysages et de belles fleurs à photographier depuis le bord de la route qui suit les contours de l’île.

Le lendemain, nous quittons l’île de Raïatea et notre ami René que nous remercions grandement pour sa gentillesse et ses explications.

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3ème île : BORA BORA (”La perle du Pacifique”) (1)

Île paradisiaque pour certains, pour nous Bora Bora a tout de l’île pensée pour le tourisme de masse américain et fortuné. Il est vrai que le lagon est magnifique et mérite d’être vu de tous.
Ici nous logeons dans une des pensions les moins chères : Chez Nono. Il n’y a pas de bungalows sur pilotis mais une petite maison avec plusieurs chambres située en bord de plage, à l’ombre des cocotiers.
Après une demi-journée de baignade, de kayak et de natation dans le lagon, nous décidons de partir le lendemain en bateau passer la journée sur l’île voisine : Maupiti.

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4ème île : MAUPITI (”L’île Nature”)
2h de “Maupiti express” plus tard nous débarquons sur cette petite île où le tourisme est sagement contrôlé. Sa superficie de 11 km² ne permet pas le tourisme de masse. Les habitants l’on bien compris et font le nécessaire pour éviter l’envahisseur. C’est donc l’île la plus sauvage des îles que l’on peut visiter.

Nous louons 2 vélos pour en faire le tour et aller nous baigner sur une nouvelle plage paradisiaque et pique-niquer à l’ombre des cocotiers et des purau (arbres hibiscus).
Dans l’eau nous avons croisé un poisson-pierre : le plus dangereux des poissons du lagon ! Heureusement on n’a pas marché dessus…

3 heures plus tard c’est bien reposés que nous affrontons la montée de l’île sur nos vélos. Dur, dur car ça monte pas mal et que nos vélos sont sans vitesse. Il faut pousser et marcher. En descente, c’est périlleux car le freinage n’est pas habituel pour nous: des “retro-freins”, c-a-d qu’il faut pédaler en arrière pour freiner.

Sur la fin la route est plate et nous avons le temps de prendre des photos de fleurs et acheter des “firi firi”(beignets) pour notre goûter avant de prendre le bateau.

Dans 2 heures nous serons de retour à Bora Bora, à la tombée de la nuit. Deux heures passées sur le pont avant du bateau, l’oeil vif, pour avoir la chance d’observer des dauphins. Romain en a vu un. Nous nous serons contentés avec Chrystelle de 2 poissons volants, dont un nous a fait un vol impressionant de longueur : une quarantaine de mètres en vol plané.

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3ème île : BORA BORA (”La perle du Pacifique”) (2)
Dernière matinée à Bora Bora. Je me lève à 6h30 pour aller rencontrer les requins. 2 jours avant j’avais nagé 4 km dans le lagon pour finalement rentrer bredouille à la tombée de la nuit. J’avais tout de même croisé 2 raies grises.
Ce coup-ci je pars en kayak au lieu-dit de la “platrière”, au sud-est du lagon. Effort et patience m’ont permis de voir quelques ailerons à une dizaine de mètres de mon embarcation.

Je rentre à la pension “chez Nono” tout de même content de ma première rencontre avec les requins.
Une dernière baignade pour voir les petits bancs de poissons bleus, jouer avec les balistes Picasso, et… malheureusement casser définitivement mon appareil photo étanche. Il avait donné des signes de faiblesse à Huahine, aujourd’hui il est H-S ! Plus possible de l’utiliser : donc plus de photos sous-marines ! Snif ! Je quitte Bora Bora dégoûté !
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1er atoll : RANGIROA
Rangiroa est est le plus vaste des atolls de polynésie. Appartenant à l’archipel des Tuamotu, ses terres emmergées de l’anneau corallien s’étendent sur 78 km du nord-ouest au sud-est. Son lagon est plus une mer intérieure ! Réputé pour la plongée sous-marine, c’est un lieu bien développé pour le tourisme.
Nous arrivons en fin d’après-midi “Chez Lucien”, une pension qui porte le nom de son propriétaire qui est lui-même venu nous chercher à l’aéroport. Le vol depuis Bora Bora a duré une petite heure. En distance c’est comme si nous avions fait Paris - Copenhague. Le territoire de Polynésie Française est vraiment vaste, et il y a des îles encore plus éloignées que celle-ci (archipel des marquises). Ceci peut poser des problèmes, souvent logistiques, à différents niveaux : études (facultés à Papeete seulement), hôpitaux pour grosses blessures, opérations et accouchements (seulement à Papeete)… On se sent tout de suite bien perdu et loin de tout si l’on pense à ça !
Lucien nous loge dans un petit “fare”plein de charme (cabanon typique polynésien), au bord de l’eau, près de la passe de Tiputa, face au coucher de soleil.

Nous sommes ici en demi-pension. Ce soir au menu, poisson “bec-de-cane” sauce fromage : pour moi qui déteste ça, la demi-pension commence bien ! Le fromage ici est très cher, il a voulu nous faire plaisir. Heureusement le goût fromage n’était pas dominant, je me suis un peu forcé pour supporter l’odeur. Ah les sacrifices de la vie chez l’habitant ! …
Le première nuit sur Rangiroa a été correcte, bien que les coqs nous aient réveillés toutes les heures dès 2 h du matin. Ces volatiles polynésiens ont de gros problèmes de rythme : depuis des générations ils sembleraient qu’ils n’aient toujours pas supporté le décalage horaire suite à leur importation! Avec les moustiques ce sont les plus désagréables bestioles vivant sur les îles !
Aujourd’hui nous partons en bateau pour le Lagon Bleu. Un petit lagon dans le lagon ! Une heure de bateau plus tard nous y sommes, accueillis par des requins. De petits pointes noires qui tournent déjà autour du bateau.

A pied nous marchons sur la barrière de corail pour nous rendre sur un motu. C’est ici que nous déjeunerons plus tard, après la balade de l’île aux oiseaux. Un “chemin coralien” nous permet après une petite demi-heure de marche de commencer notre observation des oiseaux.

Malheureusement pas de perruche bleue sous nos objectifs. Cet oiseau endémique à quelques îles des tuamotus ne se montrera pas aujourd’hui. De nombreux “….” noirs et blancs auront tout de même éveillé notre curiosité sur le monde à deux ailes.
Nous sommes de retour pour le déjeuner. Le guide d’un autre groupe nous prend en charge et nous propose un délicieux repas. Voici le menu :
- Poisson cru (dorade) au lait de coco et aux coeurs de palmier : un délice !
- Poisson grillé avec un riz maison au maïs : trop bon !
- galette épaisse à la noix de coco : excellent !
- un gateau maison au citron en dessert : pas mal !
Le tout présenté sur une nappe en feuilles de cocotier tressées. Un très bon repas local dans un super cadre ! Génial !

Après le dessert nous allons rendre visite aux tout petits requins. Les premiers pour Chrystelle et Romain.

Puis après un peu de snorkeling, nous retournons au bateau. Avant de partir pour Avatoru, nous profitons pour nous mettre à l’eau près du bateau. Nous avions remarqué la présence de requin un peu plus gros en marchant sur le récif corallien, mais lorsque l’on met la tête sous l’eau avec le masque nous découvrons une trentaine de requins qui tournent en rond autour du bateau, donc autour de nous. Avec Romain nous ne sommes pas très tranquilles mais nous nous régalons de ce spectacle et de cette rencontre hors-du-commun.
Le guide nous dit de remonter dans le bateau : il va les nourrir. C’est pas très utile car ils sont déjà là et c’est déjà bien. Les nourrir ainsi, les attire et nous permet de les voir, mais les excite aussi. Un accident peut arriver… Ensuite il en a attrape un avec un gros appât au bout d’une corde : le requin le saisit, ne lâche pas, et le guide le tire brusquement de l’eau et le jette sur le bateau. Encore plus inutile… Une excellente journée qui ne nécessitait pas une telle conclusion. Nous rentrons.
Ce soir, un bon repas préparé par Lucien (bec-de-canne en beignets, riz, bananes), mais une très mauvaise nuit a suivi : Les coqs sont vraiment insupportables : je me suis même levé dans la nuit, vers 3h, un gros morceau de corail à la main, pour aller en chasser un qui chantait non loin de notre bungalow. Il a eu de la chance que je ne le trouve pas : j’étais assez énervé de ne pas fermer l’oeil !
Au petit matin, comme à son habitude, Lucien est présent devant notre “fare” préparant son poisson (autrefois pêché par ses soins, aujourd’hui il les achète à un pêcheur du coin, car il a des problèmes de santé qui l’empêche d’aller jeter les lignes). Les bec-de-cane et les mérous sont décapités et vidés. Il prépare des filets pour ses clients et ceux des autres pensions.

Les têtes et les entrailles sont jetées à l’eau. Un plaisir pour nous de voir apparaître devant nos fenêtres quelques petits requins pointes noires et un rare requin pointe blanche un peu plus gros. Romain se régale aussi à les nourrir.
Dans la matinée Lucien nous fait visiter une partie de l’atoll et nous dépose sur les lieux d’une manifestation sportive. Les courses de Va’a. C’est la pirogue tahitienne. Sport National ici ! Nous assistons à l’arrivée des premières féminines. Un accueil très amical et arrosé leur est réservé ! Les enfants les acclament et les arrosent, puis passé la ligne d’arrivée un collier à fleur leur est remis. C’est sympa !!

Nous quittons Lucien, Rangiroa et son aéroport en début d’après-midi…
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2ème atoll : MANIHI
Après un peu d’avion et de bateau nous arrivons au bout du monde. Nous voici sur un motu perdu à l’autre bout de l’atoll de Manihi. Un des plus petit. Réputé pour ses fermes perlières.

La pension “Vanui Perles” est bien isolée : océan d’un côté, lagon de l’autre, pas une voiture… C’est le lieu idéal pour la détente ! Et c’est ce que nous allons faire dès le lendemain.
Au petit matin nous allons visiter la boutique de la ferme perlière voisine. La ferme n’est pas en activité aujourd’hui : c’est le samedi d’un long week-end avec des jours fériés. Pas d’explication sur les nacres et l’intervention humaine pour l’obtention de perles. (il faudra aller voir sur le net pour être bien renseigné : http://www.perles.tv/fermes.html ) Pour nous consoler nous passant plus d’une heure à regarder les perles et nous décider à en acheter. La fièvre perlière commence !!!!!

Ensuite nous partons avec Stanley et sa petite famille pour un nouveau pique-nique local sur un motu paradisiaque.
Le Pique-nique est en préparation, le four tahitien est en route (noix de coco en guise de combustible et pierre de corail pour emmagasiner la chaleur pour la cuisson). Moi, le regard vague sur les paysages de cartes postales qui s’offrent à nous, je marche sur le sable et ne me plante un morceau de bois très dur dans le pied. Une grosse entaille sur le talon, je saigne. Jeannine, la femme de Stanley me soigne à la locale : du citron pour désinfecter, et une compresse en pareo avec de la mousse de coco tenue par une bande de pareo. Très local non ? ça s’est avéré efficace. Une heure plus tard, après le bon déjeuner (taboulet, poisson cru et poissons grillés au four traditionnel tahitien) la blessure ne saignait plus, ça semblait propre et ce n’était pas trop douloureux. La baignade digestive a été possible !
Sur le retour nous avons fait une petite partie de pêche. Quelques belles prises.
Le lendemain matin nous retournons en bateau avec Stanley pour une dernière partie de pêche à la palengrotte. Encore de belles prises. Je ramène le plus gros mérou, Romain le plus gros poisson : un bec-de-cane. Un autre pensionnaire ramène un beau baliste.

Retour à la pension vers 10h15, nous préparons nos affaires pendant que Stanley nous prépare des filets avec nos poissons fraîchement pêchés. Mis dans mon bidon étanche avec de la glace et d’autres filets congélés, nous les mangerons ce soir à Papeete avec Jean-Marc.
Il est 11h15, nous quittons notre petit paradis pour l’aéroport. Une famille française prend l’avion avec nous. Romain aura une copine pour jouer pendant le vol.

Après une courte escale à Rangiroa nous quittons l’archipel des Tuamotu pour retrouver Tahiti… Il nous restera une semaine à passer à Papeete.
Ce séjour dans les îles aura vraiment été sympa, agréable, relaxant et divertissant pour tous. C’est un rêve pour beaucoup de séjourner dans des endroits paradisiaques comme ceux-ci, c’est bien compréhensible et ça vaut le coup !